• 13 MAI 16

    Un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé, rendu public le 12 mai 2016, estime que 80% des citadins dans le monde sont exposés à des niveaux de qualité de l’air ne respectant pas les limites fixées par l’Organisation.

    L’étude, qui concerne plus de 3000 villes dans plus de 100 pays, affirme que 98% des habitants des agglomérations urbaines de plus 100 000 habitants, situées dans les pays à revenu faible ou intermédiaires, connaissent des taux d’exposition aux particules fines excédant les standards fixés par l’organisation, qui dépassent parfois de à 5 à 10 fois les limites fixées. Ce taux tombe à 56% dans les pays riches. En outre, les niveaux mondiaux de pollution atmosphérique en milieu urbain ont augmenté de 8%, de 2008 à 2013, malgré les améliorations enregistrées dans certaines régions.

    Un constat particulièrement alarmant quand on sait que diminution de la qualité de l’air en milieu urbain, augmente pour les habitants le risque d’accident vasculaire cérébral, de cardiopathie, de cancer du poumon et de maladies respiratoires aiguës, notamment d’asthme. L’OMS estime à 3 millions par an le nombre de décès prématurés dans le monde dus à la pollution atmosphérique.

    Toujours selon l’OMS, la baisse de la qualité de l’air n’est pas tant due à l’activité des personnes qu’à l’activité industrielle et à l’absence d’intervention efficace de la part des pouvoirs publics. Le Dr Carlos Dora de l’OMS affirme qu’ « il est fondamental que les municipalités et les gouvernements nationaux fassent de la qualité de l’air en milieu urbain une priorité de santé et de développement », rappelant les bénéfices d’une intervention efficace en matière de réduction des coûts de santé, de productivité des travailleurs et d’espérance de vie des populations.

    Face à cette situation, les États Membres de l’OMS débattront, pendant l’Assemblée mondiale de la Santé, du 23 au 28 mai 2016 d’une feuille de route pour une action mondiale renforcée face aux effets néfastes de la pollution de l’air sur la santé.