• 09 DÉC 15

    Le rapport le plus complet à ce jour traitant de l’impact des aliments contaminés sur la santé et le bien-être, intitulé « Estimates of the Global Burden of Foodborne Diseases », vient d’être rendu public, mercredi 3 décembre à Genève, par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

    Le rapport, qui estime la charge de morbidité imputable aux maladies d’origine alimentaire dues à 31 agents pathogènes (bactéries, virus, parasites, toxines et produits chimiques), indique que, chaque année, près de 600 millions de personnes, soit près de 1 sur 10 dans le monde, tombent malade après avoir consommé des aliments contaminés. Parmi elles, 420 000 en meurent, dont 125 000 enfants de moins de cinq ans.

    Si la charge des maladies d’origine alimentaire constitue un problème de santé publique à l’échelle mondiale, c’est l’Afrique qui a les incidences et les taux de mortalité les plus élevés, y compris chez les enfants de moins de cinq ans. On y estime chaque année à plus de 91 millions le nombre de cas et à 137 000 celui des décès.

    Les maladies diarrhéiques sont à l’origine de 70% des maladies d’origine alimentaire dans la Région. Ce sont les salmonelles non typhiques qui provoquent le plus de décès, 32 000 par an, ce qui représente plus de la moitié des décès mondiaux par ces salmonelles – qui peuvent être transmises par les œufs et la volaille contaminés. Dans la Région, 10% de la charge de morbidité globale par maladies d’origine alimentaire est due au ténia du porc (Taenia solium).

    Plus généralement, le risque des maladies d’origine alimentaire est plus sévère dans les pays à revenu faible ou intermédiaire où il s’associe à la préparation de la nourriture avec de l’eau insalubre, une hygiène médiocre, de mauvaises conditions de préparation et de conservation des denrées alimentaires, de faibles niveaux d’alphabétisation et d’instruction et une insuffisance de la législation sur la sécurité sanitaire des aliments et de son application.